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Une émission publique 2021 pour évaluer les questions qui hantent le Burundi

Ce mercredi 29 décembre 2021, le président de la République Evariste Ndayishimiye a animé une émission publique au cours de laquelle il a répondu aux questions des journalistes et de la population. C’était dans le but de voir ensemble les questions qui hantent tous les secteurs de la vie Nationale. Comme il l’indique, cette émission est organisée au moment où s’opérer de sérieux changement dans le pays.  Les détails dans les lignes qui suivent

Dans son mot liminaire, le Président de la République a retracé les points saillants sur la vie politique, sécuritaire, économique et sociale du Burundi. Dans le domaine de la justice, le président Evariste Ndayishimiye a indiqué que dans le temps, la justice était entachée d’irrégularités. « Depuis mon arrivée au pouvoir, j’ai trouvé des centaines et des centaines des dossiers pendant qui n’ont pas été mis en exécution alors qu’ils ont été rendus », a informé le président. Il conseille  qu’au lieu de rendre le jugement  qui  ne va pas être mis en exécution, le mieux serait de le laisser car les justiciables peuvent se retrouver en collision. Le président Ndayishimiye a fait savoir que des jugements ont été mis en exécution et que la justice continue de traiter les dossiers pendants. « Actuellement, nous allons travailler quitte à ce qu’aucun jugement ne dépasse 3 mois.  Pour y arriver, nous venons de reformer la justice. De surcroit, la justice coutumière a été rétablie avec la mise en place des notables collinaires élus par leurs pairs ». De plus, le conseil supérieur de la magistrature a été reformé. Aussi, le président en tant que juge suprême a accepté de recevoir les doléances de la population qui n’ont plus de recours. Il déplore que par jour il reçoit plus de 100 questions liées à la justice.

Le président Ndayishimiye regrette que les prisons soient truffées de gens qui n’ont pas commis de crimes. « Mon souhait serait qu’aucune personne n’ayant commis de crimes croupit dans la prison ». Il est revenu sur l’incendie de la prison de Gitega qui a emporté la vie de plus de 46 personnes. Il a d’ailleurs informé que ces derniers ont été enterrés dignement et qu’une messe en leur mémoire a été célébrée.

CVR et génocide des hutu

Le président Ndayishimiye a également indiqué que dans ce domaine, la justice transitionnelle a été établie. Raison pour laquelle la Commission Vérité et Réconciliation été mise en place. Revenant sur le rapport d’étape que cette commission vient de présenter aux deux chambres du parlement réunies, le président a fait savoir que le rapport a été présenté en bonne et due forme. Cependant, il a affirmé être  étonné que certaines personnes veuillent en faire un business pour leurs propres intérêts. Il a d’ailleurs souligné que les crimes qui ont été commis en 1972-1973 ne peuvent être imputés à une quelconque ethnie car, dit-il, « il n’y a pas eu une ethnie qui a fait le génocide, c’est plutôt une mauvaise gouvernance de l’époque ». Et de lancer que si cette vérité ne vient pas pour unifier les burundais mais plutôt de les détruire, cette vérité n’a pas la raison d’être.

Du moment que la CVR a reconnu les crimes de 1972-1973 comme crime de génocide commis contre les hutus, les journalistes ont voulu savoir si l’Organisation des Nations Unies reconnaitra-t-elle aussi que les crimes constituent un génocide, le président a répondu que ce ne sont pas les Nations unies qui reconnaissent les crimes commis dans un pays quelconque que c’est la justice des pays respectifs qui le reconnait.

Du point de vue économique, le Burundi est un pays riche contrairement aux dires des gens, précise le Président Burundais. « Le Burundi regorge de beaucoup de ressources minières, une terre fertile, une eau saine, des terres rares. Ils ne restent qu’à être exploités ». Sur la question liée au  manque de devises, le président invite les opérateurs économiques à diversifier les exportations afin de faire entrer des devises au pays car il estime que c’est le seul moyen d’avoir des devises.

Des doléances relatives aux injustices

Après avoir recueilli les doléances relatives aux nombreuses injustices dénoncées par la population,  le Président Ndayishimiye promet des enquêtes fouillées pour identifier les responsables défaillants pour qu’ils répondent de leurs actes. D’ailleurs, pour assoir une bonne gouvernance, le président a ordonné la publication des coordonnées téléphones de tous les membres du gouvernement et du gouvernement.

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