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Une policière au chevet des enfants maltraités

Passionnée par les questions de l’enfance et soucieuse de créer une association de défense des droits de l’enfant, Mme Cécile Ntakirutimana appelle la population et le gouvernement à s’investir pour la protection de l’enfant. Raison pour laquelle elle récupère les enfants qui sont maltraités dans les familles pour les protéger. Actuellement, elle héberge 6 enfants victimes de maltraitance. Cependant cette activité demande des moyens énormes. D’où, elle demande un soutien de la part de tout et un chacun. 

Née en 1985 sur la colline Masha, zone Murwi en commune Murwi de la province Cibitoke, Mme Cécile Ntakirutimana est un sous officier de la Police Nationale du Burundi. Il a fait ses études primaires à l’Ecole Manege. Pendant la crise de 1993 qui a secoué  le Burundi, ses parents ont jugé bon de s’exiler ailleurs où  elle peut vivre tranquillement. Elle abandonna ses études quand elle était en 7eme année. En 1999, comme ses amis et soucieuse de combattre pour la paix et la liberté, elle entre dans le maquis. Elle rejoint le Conseil National pour la Défense de la Démocratie (CNDD) qui deviendra plus tard « Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD) ». Le 31 décembre 2004, elle intègre la Police Nationale du Burundi pour laquelle elle preste jusqu’à ce jour. Comme elle l’indique, elle est  passionnée  par les questions de l’enfance, surtout les enfants qui sont maltraitées par ceux qui sont censés les protéger. Elle explique que cette passion ne naît pas de nulle part. Elle indique qu’elle a vécu le même calvaire. Celle d’être maltraitée pendant son enfance. « J’ai vécu la même situation. Raison pour laquelle je me suis dit qu’aucun enfant ne subira le même sort que celui que j’ai subi. Je ferai de mon mieux pour les protéger car, un enfant n’est pas un animal qu’il faut battre comme si on battrait un serpent ».

Un travail fatiguant, mais nécessaire

D’après Mme Cécile, la maltraitance des enfants entraîne des conséquences fâcheuses sur la vie de l’enfant. Elle explique qu’un enfant maltraité développe des comportements susceptibles de compromettre son avenir dont l’abandon de ses études, en conséquence, son avenir est mis en déroute. De plus, ajoute Mme Ntakirutimana, ces enfants s’adonnent à la consommation de l’alcool ou à la consommation des stupéfiants. Elle fait savoir que voler au secours des enfants n’est pas chose facile, car cela demande des moyens en temps et en argent. Encadrer les enfants, leur trouver de quoi manger, s’habiller, les faire soigner exigent un budget colossal.  En ce qui est de l’alimentation, Mme Cécile fait remarquer que ces enfants consomment entre 15000 FBu par jour.  Ce qui fait que, par mois, elle débloque une somme de 450 000 par mois pour la ration seulement.

Mme Ntakirutimana ne bénéficie d’aucun soutien. Elle indique qu’elle utilise ses propres moyens. Dans un proche avenir, afin de mener à bon port sa mission de protéger les enfants, Mme Cécile compte créer une association ou une organisation qui défend les droits de l’enfant.

Mme Cécile invite les parents à éduquer leurs enfants de façon responsable et digne avant d’avertir : «  Ceux qui maltraitent les enfants seront arrêtés et emprisonnés. Et les enfants trouveront  d’autres parents pour les élever ».

Notons qu’actuellement, cet officier de la Police Nationale du Burundi élève à son domicile au total 10 enfants dont ses 4 propres enfants et 6 qu’elle a récupérés partout dans certaines provinces du pays.

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