Une protection civile forte pour préserver l’économie Nationale

Le 1 er mars de chaque année, le monde célèbre la Journée Mondiale de la Protection Civile. Cette journée arrive au moment où le Burundi fait face encore à des défis en matière de la protection civile. Les effectifs suffisants en qualité et en quantité font encore défis auxquels s’ajoutent le manque d’équipement approprié et la cartographie des risques de catastrophes.                

D’après Antoine Ntemako, Directeur Général de la police de Protection Civile et président de la Plateforme National de Gestion de Risque des catastrophes, la Journée Mondiale de la protection civile constitue un moment d’information et de sensibilisation de la population du sommet à  la base aux risques de catastrophes et la manière dont la population doivent s’y prendre pour  prévenir ces  risques des catastrophes pour une réponse efficace aux catastrophes.

Antoine Ntemako, Directeur Général de la police de Protection Civile et président de la Plateforme National de Gestion de Risque des catastrophes

Depuis l’adhésion du Burundi à l’Organisation Internationale de Protection civile (OIPC) en février 2009, le Burundi se joint aux autres pays du monde pour célébrer la Journée Mondiale de la Protection Civile sous divers thèmes, indique Commissaire de Police Ntemako. Il fait savoir que le thème retenu pour cette année 2021 cadre avec les objectifs de la police de protection civile du Burundi qui est celui de secourir et de sauver les vies humaines. Il fait savoir que le Burundi  est confronté à des catastrophes d’inondations, de vents violents, des glissements de terrains, des incendies, des accidents de circulation routière, etc. Il cite notamment les inondations de Gatumba, Gatunguru, Buterere et Nyaruhongoka auxquelles s’ajoutent les glissements de terrains de Mugina en province Cibitoke, l’incendie du marché de Bujumbura et d’autres marchés. Et, ces catastrophes ont occasionné des pertes en vies humaines, des pertes économiques et environnementales énormes accentuaient par la pandémie de covid-19 apparue en mars 2019 qui renforce la vulnérabilité des populations.

Renforcer la police de protection civile, une nécessité

Selon Ntemako, les effets des changements climatiques ne cessent d’empirer la situation. Pour la période de septembre 2020 à  février 2021, les dégâts enregistrés sont inquiétants en termes de décès, de blessés, d’infrastructures  et habitations détruites ainsi que des cultures  endommagées. Au niveau de tout le pays, rapporte-il, certaines provinces n’ont pas de camions anti-incendie et celles qui en  tombent souvent en panne. De plus, les sapeurs papiers ne disposent  pas de tenues appropriées  en cas d’incendie. Pire encore, sauf en mairie de Bujumbura où  la police de protection civile dispose d’une ambulance, dans d’autres provinces, il n’y en a pas.

Pour faire face à ces défis, une cartographie de risques de catastrophes au niveau national, provincial et communal sera élaborée. De cette manière, le gouvernement et ses partenaires auront sur quoi se baser pour leurs planifications surtout les services d’urbanismes ou autres projets à monter.  Il informe que malgré l’ampleur de l’impact des catastrophes, la police de protection civile a tout fait pour poursuivre sa mission de secourir et de sauver la population et leurs biens à la hauteur de ses moyens. Il demande d’ailleurs au gouvernement de revoir à la hausse les moyens humains, d’organiser le renforcement des capacités du personnel œuvrant dans la protection civile et de doter la police de protection civile des équipements techniques appropriés en nombres suffisants pour répondre aux exigences du moment.

Des efforts ont été consentis

André Ndayambaje, Secrétaire permanent au Ministère de l’intérieur, du Développement Communautaire et de la Sécurité Publique

André Ndayambaje, Secrétaire permanent au Ministère de l’intérieur, du Développement Communautaire et de la Sécurité Publique précise que le Burundi est secoué par des catastrophes d’origines diverses. Il s’agit des catastrophes d’origines naturelles et celles d’origines  anthropiques. D’après lui, ces derniers entrainent  des conséquences énormes des pertes en vies humaines, des pertes économiques et environnementales. « Nous citons pour mémoire l’incendie du marché centrale de Bujumbura et plusieurs autres incendies dont le plus récent le marché de Kamenge auxquels on ajoute les inondations, les glissements de terrains et les accidents de la circulation routière », rappelle CP André  Ndayambaje.

Il fait savoir que pour faire face à ces catastrophes, le gouvernement vient de mettre en place un Fond de lutte contre les catastrophes. De plus, ajoute-t-il,  des moyens matériels et techniques ont été octroyés à la direction  générale de la protection civile.Aussi, poursuit-il, un centre national d’opération d’urgence et un centre national de gestion des catastrophes ont été initiés.   « Quoi que ces moyens restent insuffisants pour face à ces catastrophes de façon efficace, le gouvernement ne ménagera aucun effort pour renforcer les capacités techniques, matériels et humaines pour protéger, secourir et sauver », tranquillise Ndayambaje.

Malgré que les catastrophes ne cessent de ruiner l’économie nationale, leurs impacts en termes de coûts restent absents. C’est ce qu’indique Pr Leonidas Ndayizeye, enseignant à l’Université du Burundi à  la  Faculté des Sciences Économiques et de Gestion.

Recommended For You

About the Author: Mathias Ntibarikure

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Covid-19

Mwirinde Corona

Actualités à la une