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Zone Buterere : Les habitants du quartier Mugaruro appellent au secours

Les habitats du quartier Mugaruro, cellule Nyarumanga de la zone urbaine de Buterere vivent dans la précarité. Ils viennent de passer plus de 6 mois sans alimentation eau potable régulière. De plus, ils n’ont pas de toilettes. Ils demandent à la Regideso de faire le tout possible pour alimenter cette localité en eau potable. Ils demandent également la vidange des toilettes.

Yvonne est cheffe de la 3eme rue dans cette localité de Nyarumanga. Elle explique que les habitants  doivent se réveiller à minuit pour aller puiser l’eau. Elle indique que toute la population de cette localité s’approvisionne sur un seul robinet. Et, déplore-t-elle, l’eau vient à compte-goutte. Ceux qui ne parviennent pas à s’approvisionner sur le robinet sont obligés d’utiliser l’eau de puits. Cependant, cette eau est souillée. Ce qui entraîne des maladies des mains sales », fait-elle savoir. Elle  demande à la  Regideso d’intervenir le plus rapidement possible avant que la situation ne se dégrade. 

Des toilettes remplies mais non vidées

A coté  de la pénurie d’eau potable, la population de cette localité font face à un manque criant de toilettes. Anita Nizigiyimana habite cette localité. Elle est de l’ethnie Batwa. Elle explique que les toilettes sont remplies, il y a 6 moins mais aucune vidange n’a été effectuée jusque ici. Comme elle l’indique, pour pallier à ce défi, la population s’donne à des arrangements. Ils défèquent dans des sachets qu’ils jettent partout et polluant ainsi la nature et l’eau. Ce qui, d’après elle, constitue une source de maladies des mains sales.  

Une maison délabrée qui habilite toujours des gens

Pire encore, la toiture de leurs maisons n’existe plus. Elle est usée. Pendant la saison de pluies comme pendant la saison sèche, la pluie et le soleil pénètrent dans la maison sans aucune entrave. Ils craignent même d’attraper des maladies respiratoires dues au froid de la nuit. Suavis Hakizimana habite Nyarumanga, assise devant sa maison, les mains sur les joues en signe de désespoir raconte : « Nous vivons une vie de misère. Nous n’avons pas d’eau, ni de toilettes. En plus, nos maisons  sont délabrées. Que le gouvernement vienne nous secourir. Sinon, nous risquons de mourir tous », raconte-t-elle d’un air désespéré.    

Erneste  Nsanze, chef Adjoint de ce quartier informe que toutes ces questions ont été transmises aux échelons supérieurs et qu’ils attendent la réaction des autorités hiérarchiques.  

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